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l.E COMTJÉ DE BOURGOGNE
bert, dont il fit reprise à la comtesse Malmut d'Artois, le 2novembre 1327 ( 13 ). L’un de ses prédécesseurs, Jacquesde Grandson, prisonnier des citoyens de Besançon pouravoir troublé la paix publique , dut sa liberté en 1284aux instances de l’empereur Rodolphe de Habsbourg ( u ).Lui-même était fils à’Otton de Grandson, chevalier, etcomme son frère Guillaume, il eut une grande part auxlegs de Louis II, seigneur de Vaud , portés dans sontestament de l’année 1340 ( 15 ). Le motif de cette généro-sité s’explique peut-être par la circonstance que la sœurde Louis, Blanche de Savoie , était l’épouse de Guillaume.
Jean de Blonaij, chevalier, dont le premier aïeul connuétait né d’une sœur de Lambert, évêque de Lausanne (1089),épousa vers 1320 une noble et jeune châtelaine que nulleautre ne surpassait en beauté et en opulence : c’était Ja-quette de Joux, héritière universelle de son frère Henri III ,mort sans postérité à la fleur de l’âge. Cinq fils naquirentde cette union que la parque rompit trop tôt. Hugues, leuraîné, fut le successeur de sa mère, et quand il eut atteintl’âge convenable , son père se retira en sa maison de Ve-vey, en même temps que lui-même s’unissait à Margue-rite, issue de Humbert de Grandson . Il en eut une fille uni-que, Jeanne, devenue orpheline dès sa tendre enfance ( 1S ).Hugues de Blonay alla tester à Vevey où son vieux pèrerecueillit son dernier soupir (1349) ( 1 '). Jeanne fut élevéesous les yeux de sa mère qui s’était remariée à Pierre deBillens, seigneur de Palésieux ( 1S ). Plus tard elle devint lafemme de Vauthier de Vienne-Mirebel et vivait encoreen 1405.
Pierre, sire d ’Estavayer, retiré à Salins, où il acquit degrands biens, laisse à sa mort, arrivée en 1321, unepostérité riche et florissante qui s’allie aux plus grandes