ET L HELVÉT1E, DÈS LE XI e AU XVII e SIÈCLE. 187Point), contre tout le droit appartenant au baron d’.Lr-lay et à Hugues son frère, « en l’abergeage que l’on dit» de Chantegrue», contre un prel au finage de Vaux etdouze livrées de rente au puits de Salins. Il n’y eutd’autre réserve à leur profit « sinon l’exécution à mort« des criminels, laquelle chose ils retiennent pour raison« de garde » ( 30 ). Ces terres de Vaux et de Chantegrue ,déjà contestées en 1126 par Humbert III de Salins, don-nèrent lieu à un second différent avec l’abbé du MontSte Marie , au sujet des limites et de la propriété des fo-rêts : il fut heureusement aplani en 1257 ( 31 ).
Romainmoutier avait aussi des biens à Bouverans, àFrorcens, à Givriacus, ad Spinam et à Bel mont, lieuxqui ont disparu pour la plupart et dont il ne reste point devestiges. A Bouverans c’était une portion de l’héritage de Ge-rolde t de ses frères, enfans à’Ubolde, donnée à une époqueincertaine ( 32 ) ; à Frorcens, qui jacet in finibus Ponti, c’étaitun meix affecté d’une cense viagère , à laquelle le mé-tayer devait ajouter trois repas honorables au profit desfrères ( 3B ). Un autre meix, donné par Hugues, che-valier du château de Châtillon, était situé in villa que di-citur Givriacus, qui ( 3i ) subjacet super dicto Castro. Amaunj,fils de Landry de Joux, en réparation de ses torts multi-pliés, lui céda sa terre appelée vers l’Epine ( 35 ), entrela route de Salins et la voie qui descend à Bannans ; etle même seigneur, dans sa sollicitude pour lame deson père, se dessaisit pareillement de la propriété d’uneprairie, déjà engagée pour cinquante sols, étant à Bel-mont, en Arlie ( 3ti ).
Le prieuré possédait à Salins et à Lons-le-Saunier desrentes en sel dont les plus récentes provenaient des bien-faits du Comte Jean de Châlons ( 37 ). Fréquemment trou-