Band 
Tome premier.
Seite
189
JPEG-Download
 

ET L’iIELVËTIE, DÈS LE XI e AU XVII e SIÈCLE. 189la bénédiction nuptiale, à la suite d’un bal commencé àminuit ( 4S ). Romainmoutier avait été visité le 27 septem-.hre 1049 par le pape Léon IX , qu’accompagnaient lesarchevêques de Lyon et de Besançon , l’évêque de Ge-nève et l’abbé de Cluny .

Beaucoup de nobles de la Haute-Bourgogne, renonçantà la vaine gloire et au tumulte du monde, se retirèrentdans ce monastère où ils firent profession. De ce nombreétaient Etienne de Châtillon, vers 1050, Emmon de Chaf-foy, 1084, Robert de Naisey, avant 1100, Pierre fils deMainard de Bannans, vers 1115, Pierre de Pon-tarlier, 1257 , et Jean fils de Jean Marescot de Frâneen 1347 ( 4( *).

Le prieuré du lac Damvautier , soumis à celui de Ro-mainmoutier, auquel il devait sa première existence, luifut incorporé en 1321. Dès-lors son titre et ses revenusdemeurèrent affectés à l’office du grand-cellérier, jusqu’àl’époque de la réformalion, où l’on voit reparaître desprieurs qui sont en même temps curés de St Point ( 4 ).

Quelques éclaircissemens encore sur Romainmoutier .Fondé, suivant l’opinion des uns, vers 450, par le pieuxcénobite Romain, devenu plus tard premier abbé deSt Claude ( 48 ), et, suivant d’autres, au septième siècle,soit par Ramelène, duc de la Haute-Bourgogne ( 48 ), soitpar Clovis II qui régna de 630 à 655 ( 50 ), abandonné en888 par le roi Rodolphe I à sa sœur la duchesse Adé-laïde ( 51 ), puis remis par elle à la congrégation de Cluny ,en 928 ( 52 ), ce célèbre prieuré devint l’ohjet constant dela sollicitude de Majole et A’Odillon, supérieurs de l’ordreet d’une éminente vertu, qui réformèrent sa discipline etprirent fréquemment sa défense à la cour des premierscomtes de Bourgogne . L’un d’eux, Guillaume le yrand,