LE COMTE 1)Ë BOUHGOGNE
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lut avoué de Romainmoutier par le choix de l’abbé deCluny f 53 ), et si je n’ai point la preuve qu’il transmitcette dignité à ses successeurs , il m’est du moins permisd’affirmer que leur appui a rarement manqué aux reli-gieux , lorsqu’ils venaient se plaindre de leurs oppres-seurs. En 1178, l’empereur Frédéric l prit le monastèresous sa protection spéciale ( 54 ), voulant que ses hommeset ses biens fussent gardés de toutes injures et comme chosesde sonpropre domaine. Trois années après, Béatrice, épousede Frédéric avec l’agrément du chapitre de Cluny , fit avecles prieurs et religieux une association, en vertu de la-quelle les censes dues par les cultivateurs qu’elle avaitappelés dans les habitations, construites à ses dépens surla montagne qui domine Romainmoutier ( 35 ), et les amen-des encourues par eux, devaient être partagées par moi-tié. Elle prélèverait aussi sur chaque famille de toute laterre, à l’exception du lieu de Romainmoutier, une renteannuelle de trois coupes de hlé et la moitié des droits dejuridiction sur les grands chemins ( 5,b ). Le prévôt de laterre, désigné d’un commun accord , mais recevant soninstitution du comte de Bourgogne , lui jurerait fidélité,Enfin les sujets seraient tenus de prendre les armes et desuivre le comte, pour venger ses querelles et celles de l'é-glise jusqu’à Chillon, au pont de Genève ( 5 ), à Aven-ches, au pont d’Orbe et à Jougne. Les autres disposi-tions de cet acte sont moins importantes ( 5S ).
A l’exemple de Romainmoutier, beaucoup d’autreséglises de l’Helvétie ont reçu de la part de nos comtes etde plusieurs de leurs barons de fréquents témoignages del’intérêt qu elles leur avaient inspiré. Des rentes plus oumoins considérables dans la saline de Salins , furent don-nées par Jean l'antique aux abbayes (YAbondance ( S! *) (août