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LE COMTÉ DE BOURGOGNE
Les successeurs du comte Louis gardèrent en leur pou-voir, pendant près d’un siècle et demi, ces importantespossessions qui leur donnaient le droit de séance aux étatsde la province ( 23 ). Ils y joignirent même, soit par ma-riage ou autrement, les seigneuries de Châtillon-sous-Maiche( 24 ), Champlite ( 25 ). Cette seigneurie avec cellede Rigny avait passé en 1439 au comte Jean de Fri-bourg, en qualité de cohéritier testamentaire d’Antoinede Vergy , son oncle du côté maternel, ( Description deNeuchâtel par S. de Chambrier 177), St George, Onans,Usieet Joux, cette clef principale du Jura ( 26 ). Mais sai-sies une première fois, les unes et les autres, par ordrede l’archiduc Maximilien sur le marquis Philippe de Iloch-berg , puis en 1507 sur sa fdle, Jeanne duchesse de Lon-gueville , toutes ces possessions furent définitivement réu-nies au domaine de la Franche-Comté par décret de Mar-guerite d’Autriche , du 25 septembre 1518 ( 27 ). Les cantonsqui occupaient alors le comté de Neuchâtel se montrèrentdisposés à les revendiquer ; une somme de mille florinsd’or, distribuée à propos par l’empereur Charles—Quint ,amena leur désistement deux années après ( 2S ).
Dès avant l’année 1321, et jusqu’en 1424, qu’ils lavendirent à Henriette de Mont faucon- Montbéliard, lescomtes de Thierstein ( 29 ) étaient vassaux d’elle et des comtesses prédécesseurs pour la châtellenie de Bélieu ( 30 ), tenueauparavant par les sires d’Arberg . Guillaume, l’un d’eux,fils du chevalier Ulric, en avait reçu l’investiture (1283)pour lui tenir lieu de ses droits dans l’héritage du comteThierry III . Il obtint encore une somme de 540 livresestevenantes, et 430 autres livres furent payées un peuplus tard et au même titre à son frère Ulric, chanoine deMoutiers-Grandval ( 31 ). Un autre sire à’Arberg , le comte