Band 
Tome premier.
Seite
205
JPEG-Download
 

ET l’iIEEVÉTIE , DÈS LE XI e AU XVII e SIÈCLE. 205Amédée avait transmis une rente perpétuelle de deux centslivrées de terre obtenue par lui à charge de fief, pourtous ses droits dans la succession de Thierry III , comtede Montbéliard , son aïeul maternel ( 9 ), et qui fit hom-mage-lige à la reine Jeanne, comtesse de Bourgogne , pourune autre rente de cent livres assise sur le puits de Sa-lins ( 10 ), mais principalement dès le règne du comte Louisson fils (1342—1373), reçu citoyen de Besançon en1342 ( 11 ), les sires de Neuchâtel sur le lac n’ont cessé deprendre une large part aux affaires du comté de Bourgo-gne. A la vérité le comte Louis, par son mariage avecJeanne de Mont faucon , possédait, sous la mouvance duchef de cette maison, alors souveraine de Montbéliard , lagarde du prieuré et duVal de Morteau ( 12 ), le Val de Ven-nes, le châtel-neuf de Vuillafans, les seigneuries de Ver-cel ( 13 ) et de Bouclans ( 14 ), le château d’Aigremont( 15 ) etla moitié indivise de la terre de Réaumonl ( 1fi ) avec l’hom-mage de cinquante-deux gentilshommes ( 17 ). 11 jouissaitaussi du domaine utile de la seigneurie de Vers, dont ladirecte appartenait aux Tliiébaudde Neufchâtel en Bourgo-gne ( 18 ). Enfin il tenait en fief du roi Jean , comme bail ducomté et tuteur du jeune duc Philippe, une rente de qua-tre cents livres sur les salines de Salins ( 19 ). Jean, son filsaîné, devenu majeur, recueillit la succession de sa mère,et dès l’an 1348 , ce noble damoisel et puissant en fait re-prise àson grand oncl & Henri de Mont faucon, comt q de Mont-béliard ( 20 ). La ville d’Ornans et ses dépendances luiavaient été engagées pour un prêt de 4500 florins fait auduc Philippe. Marguerite de Flandres , héritière de ce prin-ce , remboursa une partie de cette somme et convertit lesurplus en une rente de trois cents florins ( 21 ), qui fut ra-chetée pour deux mille florins après la mort de Jean , duconsentement de sa sœur Isabelle (13 octobre 13 72) ( 22 ).