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Tome premier.
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ET i/hELVÉTIE, DÈS LE XI e AU XVII e SIÈCLE. 239tentes élevées çà et là offrent des tables couvertes de ra-fraîchissements et de mets variés » ( 24 ).

Les réceptions faites à nos princes, lorsqu’ils arrivaientdans quelque ville de la Suisse , étaient pleines de géné-rosité, à laquelle s’unissait très-bien la plus affectueusebonhomie. Il en était de même lorsque les envoyés descantons venaient parmi nous. Aux uns et autres l’onpréparait une entrée publique; on leur offrait les vinsd’honneur; la dépense de leur hôtel devenait une chargepublique; à leur audience de congé, les ambassadeursrecevaient des chaînes et des médailles d’or. Philippe-le-bon, duc de Bourgogne, étant à Soleure en 1453, la villele défraya, lui et sa nombreuse suite, pendant troisjours( 2H ). Touché de cet accueil, il en fit des remercîmentspublics au sénat, et crut devoir les renouveler à la dé-putation qui l’avait escorté jusqu’à Neuchâtel . En se sé-parant de Conrad de Fribourg , qui lui avait prodigué lesvins délicats, le duc se rendit à Berne où il devint l’ob-jet d’une respectueuse courtoisie, et celui de fêles quise prolongèrent pendant neuf jours ( 26 ). Le duc Louis deWurtemberg avec le jeune comte Frédéric de Montbé-liard et leurs épouses, passant à Bâle au mois de mai1581, furent reçus au bruit du canon, et complimen-tés par le conseil d’état qui leur fit remettre les présensd’usage ( 27 ). En septembre 1615 Jean Frédéric, aussi ducde Wurtemberg, invita en personne les cantons de Berne et de Bâle à dépêcher à Montbéliard , où il allait se rendre,quelques-uns de leurs magistrats auxquels il réservaitun accueil dont ils seraient satisfaits. Admis, dès leurarrivée dans son château, à tous les banquets, à toutesles parties soit de promenades, soit de chasse et de pêche,ces députés n’obtinrent d’être renvoyés dans leurs foyers