ET i/llELYÉTIE, DES LE XI e AU XVII e SIECLE. 253versé dans la littérature classique, et établit d’intimesrelations avec Zivingle et OEcolampade . Après la mortdu premier en 1331 , il adressa ses condoléances ausénat de Zurich ( 35 ). Son frère, le comte George, étaiten correspondance suivie avec Boniface Âmerbach deBâle, Conrad Pellican et Henri Bullinger de Zurich ,qui jouissaient tous trois d’une juste réputation de sa-voir et de piété. Sous le fils de George, le comte Frédé-ric de JFurtemberg-Montbéliard, Laurent de JVillermin,du pays de Vaud , fut chargé de l’exploitation des mi-nes ( 36 ), Paul Peyer, de Schaffhouse , du roulement de sesforges; les Episcopius, imprimeurs distingués de Bâle ,construisirent des papeteries; Pyrame de Candole projetaun vaste établissement typographique qu’il alla réaliserà Yverdun ( 37 ). Jean Bauhin et son frère Jean Caspar de-vinrent tous deux premiers médecins de ce prince, etJean fonda à Montbéliard un jardin botanique, alors letroisième en rang d’ancienneté. Son gendre, Jean HenriCherler, le seconda dans ses différens travaux. Aprèseux Dominique Chabrey, de Genève , vint continuer leurœuvre. François Hottman, célèbre jurisconsulte français ,exilé de sa patrie, vécut alternativement à Genève, Lau-sanne, Bâle et Montbéliard où il résidait en 1583 et1584 ( 38 ). JeanMellet, d’Oron, était chapelain A’Annede Coligny, femme du duc George; il travaillait, sur sesinstances, à la réunion des deux églises ( 30 ); enfin JFolf-gang Sattler, professeur de morale à Bâle , publiait en la-tin une topographie de Montbéliard où il avait long-tempsrésidé ( 4Ü ), et Balthasar Bischoff, aussi de Bâle , ensei-gnait le droit civil dans le collège qui venait d’ëtre fondéau chef-lieu de la Principauté.
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