LE COMTE DE BOURGOGNE
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deux de ses fils les plus distingués : Nicolas Thourelot(Taurellus), adversaire prononcé d’Aristote et de sa phi-losophie^ 1 ) et Daniel Toussaint , habile pédagogue et ne-veu d’un homme que sa profonde science théologiqueavait mis à la tête de l’université d’Heidelberg . Sa fa-mille s’est alliée à celle des Spanheim , et le célèbre rec-teur de l’académie de Genève, Frédéric Spanheim , devaitle jour à Renée Toussaint, filleule de la duchesse de Fer-rare, et femme de JVùjand, Spanheim ', conseiller ecclé-siastique de l’électeur palatin ( 42 ). Un autre genevois ,François Huher, auteur d’un livre si remarquable sur lesabeilles, descend aussi par les femmes d’une famille deMontbéliard , celle des nobles Virot , dont je m’honored’être issu moi-même ( 43 ).
Notes.
(*) Dès le seizième siècle le sel provenant (les salines ducomté de Bourgogne fut délivré aux cantons de Berne, Fribourg et Soleure à des prix inférieurs à ceux auxquels il était fournipour la consommation de la province. Louis XIV étendit cettefaveur au comté de NeucMlel. Toutefois le premier traité pourla fourniture de ce minéral remonte à l’année 1448. Il fut conclupar l’état de Berne tant avec le duc de Bourgogne qu’avec leprince d’Orange, qui percevait des rentes considérables à Salins .(Muller, YI, 477, note 1010.)
( 2 ) Histoire de la Réformalion de la Suisse , par Bûchai, VI, 503-507 ; Le Prieuré de Morleau par MM. Willemin, 130; Le Chro-niqueur, 111, 358; Le Jubilé de la réformation de Genève , 232-On y trouve le récit suivant: «Le 5 juillet (1530) vinrent nou-velles aux syndicques que M. de Genève avait fait prendre etmettre en prison en Bourgogne deux bourgeois de Genève , parlaquelle cause Iesdits syndicques et grand-conseil rescripvirentlettres à M.,de Genève qu’il plût les relâcher. Le messager re-