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eu sa grande part des longs ravages causés dans le paysromand par la disette et la peste réunies (1622-1628),que les maisons furent abandonnées et les malades laissésen proie aux plus dures privations, des femmes compa-tissantes de la Franche-Comté vinrent prendre soin deces infortunés, et ne les quittaient qu’à leur guérison ouaprès avoir donné à leurs restes une sépulture décente ( 4 ).Pendant les dix années d’une guerre désastreuse dont lesouvenir sera impérissable, une foule d’habitants de laprovince trouvèrent un refuge dans cette vallée hospita-lière ( 5 ), au comté de Neuchâtel ( 6 ), et dans d’autres con-trées de l’IIelvétie ( 7 ). En 1633, les Visitandines de Be-sançon s’établirent à Fribourg et dans la Gruyère ; l’annéesuivante, Fribourg devint le lieu de retraite des Ursu-lines de Poligny ( 8 ), Soleure et Annecy donnèrent asileaux Annonciades de Pontarlier et des autres couvents dumême ordre au comté de Bourgogne ( 9 ). Ce fut aussi en1636 que les religieux de St Claude envoyèrent à Genève la châsse de leur patron, où elle demeura jusqu’au retourde la paix ( lü ).
Ulric de Wurtemberg, expulsé de son duché par la liguede Souabe (1319), reçut en Suisse un accueil digne deson rang et de ses malheurs. Lucerne, Soleure et Bâle sedistinguèrent par leurs témoignages du plus touchant in-térêt. Naguères on lisait encore les initiales de son nom,burinées de sa main, sur un rocher du mont Pilate ( H ).Son fils, le duc Christophe, qui exerçait de sa part l’au-torité souveraine dans le comté de Montbéliard , cherchaun asile à Bâle , dans l’incertitude des événements de laguérie de Smalcade qui venait d’éclater, et l’une de sesfilles, la princesse Edwige, y naquit au mois de janvier1347 ( 12 ). Pendant sa proscription, à l’issue de celte