Band 
Tome premier.
Seite
275
JPEG-Download
 

ET l’iIEI.vÉTIE, DÈS LE XI° AU XVII e SIÈCLE. 273guerre, le comte George , oncle paternel de Christophe,fit sa résidence alternative dans cette ville, à Zurich , àSchaffhouse et au pays des Grisons ( 13 ). Après l’établis-inent de l’intérim, la plupart des ministres du comté etdes seigneuries, rejetant ce formulaire de doctrine, semirent à l’abri des persécutions; à Neuchâtel, à Berne ,à Lausanne, à Genève , partout où ils se présentèrent onleur prodigua des secours et des encouragements. Aumois de juillet 1367, son fils, le comte Frédéric, alors âgéde dix ans ( 14 ), fut conduit à Bâle , dans la crainte du ducd’Alhe, venant du Milanais à la tête de six mille hommes,et qui traversait la Suisse et le comté de Bourgogne. Lesprinces Léopold-Frédéric et George, avec la duchesse leurmère, contraints par les hostilités dont leurs états deve-naient le théâtre, se réfugièrent à Bienne, puis à Bâle (1631, 1633, 1633-1639), dans l’attente des jours meil-leurs ( ls ). Bâle devint encore une fois un lieu de retraitepour le prince George, quand l’armée française, sous lemaréchal de Luxembourg , se fut emparée de sa capitalepar une ruse indigne de ce chef illustre (1676) ( 16 ).

Les ravages de l’armée des Guises dans la principautéde Montbéliard, pendant l’hiver de 1387 à 1388, rédui-sirent la population des campagnes aux dernières extré-mités. A l’ouïe de sa détresse, il arriva de plusieurs pointsde la Suisse des secours abondants de toute nature ; biendes misères furent adoucies et beaucoup de pertes ren-dues supportables par la diffusion du bienfait ( 17 ). Pluslard, à la suite d’embrasements et d’autres fléaux, dessubsides semblables sont encore venus tarir bien des lar-mes au milieu des mêmes habitants, qui n’ont garded’oublier que quelques-uns de leurs temples et maisons,d’école, renversés pendant les guerres, n’ont été rétablis