284 LE COMTÉ DE BOURGOGNE
côté de Ponlarlier et de Jougnc ( u ). Ils appartenaient àl’abbaye de St Oyan (St Claude ), qui les lui inféoda sursa demande en l’année 1266, sous la réserve de les peu-pler ( 1S ) et de partager en commun les revenus qui pour-raient en provenir. Par un second traité, du mois d’août1301, avec Jean de Châlon-Arlay I, le précédent fut con-firmé, et ce seigneur obtint de plus, à la même conditiond’hommage, un autre territoire de grande étendue, de-puis les bornes de l’évêché de Lausanne et de la terre desAllemands jusqu’à la montagne appelée l’Echine, au-des-sus d’Etival ( 1G ). On vit naître successivement le bourgde Rochejean et celui de Châtelblanc , les villages de laChaux-Neuçe, la Chaux-Choulet, Bois-d’Amont , Belle-Fontaine, Rougebief ou St Antoine, Fourcatier (Four-Gau-thier), les Longeçilles, Villedieu, etc, ( 17 ). Les tenanciersétablis dans les bourgs, reçurent de bonne heure deschartes de franchises ; mais ceux qui habitaient les vil-lages et les hameaux continuaient à subir le joug de lamain-morte. Cette servitude et les exigences qui l’ac-compagnaient, devinrent intolérables; ils abandonnèrentleurs exploitations, et ce départ fit désespérer du succèsde l’œuvre si heureusement commencée. Les sires d’Ar-lay reconnurent l’urgence du remède, et par des actesde 1 330 Y. S ( 18 ) et de 1364 ( 19 ), Jean II et Hugues II deChâlon , « afin que ces lieux fussent mieux habités, » ysupprimèrent toute espèce de servage, voulant que lesanciens et les nouveaux colons succédassent de la mêmemanière que dans les localités affranchies ( 20 ).
En 1344, Louis, comte de Neuchâtel , et Jean son fils,abandonnèrent à des cultivateurs étrangers la propriétéd’une côte de grande étendue, à l’aspect le plus sauvage,située dans leur seigneurie de Réaumont, sous réserve de