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Tome premier.
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ET l’hELVÉTIE, DÈS LE XI® AU XVII® SIECLE. 311pieds. Leurs maisons devaient être livrées aux flammeset les habitants eux-mêmes périr dans l’incendie, s’ilstardaient davantage à se soumettre à lui : tel fut le lan-gage avec lequel il les salua en se retirant. Justementépouvantés, ils abandonnèrent leurs demeures, et firentretentir leurs nouvelles doléances jusqu’à la cour de Phi-lippe-le-Bon. Le duc, alors à Luxembourg , ordonna dansun premier mouvement d’indignation que le comte d’Ar-berg, ensemble tons ses complices, seraient appréhendés aucorps en tous lieux du comté de Bourgongne, hormi lieuxsaints, conduits en prison et châtiés selon l’exigence; etdans le cas où ils ne pourraient être saisis, il veut qu’ilssoient ajournés à comparaître par devant son bailli d’A-val, à peine de ban et de confiscation de corps et de biens ( 12 ).

L’exécution ne suivit pas la menace, et trois ans pa-raissent s’être écoulés avant le commencement d’une pro-cédure régulière. Mais alors le comte d ’Arberg dans unmémoire qu’il fit présenter à Philippe, reconnut qu’il n’a-vait aucun droit sur le village même des Brenets ni surses habitants, qui sont, dit-il, hommes justiciables au Val-de-Morteau et en la souveraineté de Bourgongne ; ajoutantque partie de leur territoire est dans l’enceinte de sa sei-gneurie de Valangin et qu’il en fera la preuve devant leduc et son grand conseil. Lui-même fut présent à la re-connaissance des lieux et à l’examen des quarante-six té-moins produits ( 13 ); enfin le 27 janvier 1 USk V. S., un ar-rêt contradictoire, en déterminant les limites entre cetteseigneurie et le Val-de-Morteau, prononça que la com-mune des Brenets et son territoire étaient une dépendancede ce Val et comme lui du comté de Bourgogne. Le comted’Arberg accepta ces dispositions, à la suite desquelles ilfut procédé quelques mois après (13 juin) à la plantationdes bornes ( 14 ).