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LE COMTÉ DE BOURGOGNE
» au pied des portes du Locle jusqu'à la chute du Doubs,» et ensuite le fil de cette rivière, sépareraient Valangin » de la terre de Morleau ( 10 ) ».
Remarquons d’abord que cet acte-ci manque de lasanction du comte de Bourgogne , souverain du Val-de-Morteau, dont le comte de Neuchâtel avait l’avouerie,non en cette qualité, mais comme ayant-droit de la mai-son de Montfaucon. Remarquons ensuite que la déno-mination de Br miettes-Joux n’est signalée dans aucun denos documents franc-comtois ; que le lieu même des Bre-nets, à partir de la seconde moitié du quatorzième siècle,y est toujours et indifféremment appelé la ville de chez lesBrunetz ou de chez les Bernets, du nom des premiers dé-fricheurs de son territoire; enfin qu’alors et beaucoupplus tard ses habitants se sont reconnus hommes et sujetsdelà seigneurie de Morteau , justiciables de son ressort, etastreints envers elle au paiement des charges ordinaires,payant de plus leur contingent annuel dans la rente dedeux cents livres de cire, due par la population du Valau duc de Bourgogne à titre de bourgeoisie ( H ). Un arrêtdu parlement, séant à Salins , rendu le 1 er août 1 h¥>h , rap-pelle toutes ces circonstances. Déjà en 1Û51, le 21 juin,les hommes des Brenets , à la suite de plaintes les plusvives, avaient obtenu de cette compagnie un mandementde garde contre les violences et oppressions dont les me-naçait le seigneur de Valangin et qu’il exécuta trois moisaprès. Voulant les châtier du refus qu’ils persistaient àlui faire de reconnaître sa suzeraineté, il arriva brusque-ment au milieu d’eux, sous l’escorte de gens de pied et decheval qui conduisaient un troupeau nombreux de bêtesa cornes ; les panonceaux de Bourgogne furent arrachés,les champs, couverts de moissons, broutés et foulés aux