314 LE COMTÉ DE BOURGOGNE
vait croire son avidité satisfaite; le renouvellement de laquerelle après peu d’années prouva qu’il n’en était pointainsi. Le 31 août 1352., il fallut souscrire à un nouveautraité non moins dommageable, en même temps que l’oncherchait à repousser sur d’autres points des empiéte-ments qui se faisaient jour avec l’appui de la force bru-tale.
Le quartier des Rousses, ceux de St Cergues, de Sept-moncel et de Bellefontaine en devinrent le théâtre. StCergues et sa banlieue furent usurpés en 1557; des en-lèvements d’habitants, des saisies de bétail, des maisonspillées et livrées aux flammes, par l’ordre des baillis deNyon et de Morges dans les autres territoires; des pro-priétés particulières, dans le voisinage du château deJoux, converties, sans indemnité, en chemins publics,et d’autres actes non moins répréhensibles, signalèrentles années 1565 et 1566 ( 22 ). Le roi d’Espagne , aprèsde trop longs retards, chargea ses délégués de s’entendreavec ceux du canton de Berne pour terminer à l’amia-ble une querelle qui pouvait amener une conflagration.Cette république la désirait peut-être : car après la vuedes lieux qu’elle n’avait pu refuser, ses commissaires dé-clarèrent n’avoir pas d’autre pouvoir que celui de fairerapport. Le choix d’arbitres, et par conséquent tout ac-commodement furent ajournés d’un terme à l’autre; en-fin en 1575, le 3 août, ces arbitres désignés au nombrede deux par chaque partie ( 23 ), à la suite d’opérationspréliminaires assez longues, dressèrent un procès-verbalportant réglement des frontières du côté de St Claude .Les députés de Bourgogne l’acceptèrent sans discussion,mais ceux de Berne ne voulurent point l’accueillir, enmotivant ce refus sur l’insuffisance de leur mandat. Un