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Tome premier.
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318 LE COMTÉ DE ISOLHGOGNE

sultat( 51 ). C’est que l’occasion s’offrait si belle aux Ber-nois, qu’ils ne pouvaient pas la laisser fuir. Ils avaienttout à gagner en temporisant, à une époque où la pro-vince, accablée à la fois par tous les fléaux, suite de laguerre, s’apercevait à peine des usurpations isolées de sesavides voisins.

Le retour de la paix ramena celui des conférences, etcelles-ci se terminèrent par un traité du 20 septembre1648, tout plein de nouvelles concessions arrachées àl’épuisement du pays. Cet acte, qui devait fixer irrévo-cablement la ligne des frontières, fut suivi d’une planta-tion de bornes effectuée le 21 juillet 1649 par les com-missaires des deux étals ( 32 ). Mais bientôt les sujets vau-dois, fatalement inspirés, les firent disparaître en partieet recommencèrent les désordres précédents. Il fallut re-prendre la délimitation depuis St Cergues à Mijoux, ter-ritoire de Sept-Moncel. Effectuée au mois de septembre1656, Berne n’eut point à s’en plaindre.

C’est ainsi que ce canton, par des moyens que le suc-cès seul peut légitimer, acquit une lisière de vingt-cinqlieues, sur un quart, une demi-lieue et même une lieueen largeur, aux dépens du comté de Bourgogne, dont ilavait la mission de protéger l’intégrité en vertu de l’al-liance héréditaire de 1511 ( 35 ).

Quant aux frontières entre le comté de Montbéliard etl’évêché de Bâle , elles ont aussi fait naître plusieurs con-testations ; mais elles n’offrent aucun incident remarqua-ble et ne méritent point de trouver place dans mon tra-vail : c’est ainsi que des communes riveraines prétendaientà la propriété de certaines forêts, à la jouissance de cer-tains pâturages; ces débats donnaient lieu à des rixes etdes voies de fait dont la sagesse des deux gouvernements