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Tome premier.
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JMT. 1> IVEUNOIS.

Où je serai le maître et l’habitantD’une maison de modeste structureEt d’un verger baigné d’une onde pure.

Non, non, jamais je ne mourrai content ,

Si je ne meurs entouré de verdure.

Puisque le ciel m’interdit la faveurDe labourer le champ de mes ancêtres,

Mes descendants me devront ce bonheur :Peut-être un jour, à l’ombre de mes hêtres,

Me bénissant dans leurs festins champêtres,

Ils chanteront quelque hymne en mon honneur.

En attendant ce destin que j’envie,

Jouons, mon cher, hurlons avec les loups.Hélas ! dis-tu , faut-il passer sa vieSi tristement à compter des atouts ?

Lisons plutôt . . . Mais d’un ton d’ironie,

Les ignorants , les bavards, les joueursVont nous nommer lycée, académie :

Oui, quoi qu’on fasse, on trouve des frondeurs.En dépit d’eux, je sais que la lectureDans le beau monde a quelques amateurs.

Eh bien! lisons, et bravant la censure,Entourons-nous d’un cercle d’auditeurs.

Que lirons-nous? En ce siècle fertile,

Faire un bon choix est assez difficile :

Des romanciers le sombre amphigouriFait regretter LaSerre et Scudéry .

Berchoux , Picard et le chanteur de Mantes (*)Peuvent encor charmer quelques lecteurs;

Mais leurs écrits , qu’à bon droit tu nous vantes,

(*) Fmiiilr.