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menoit au Locle ; les deux autres lui disoyent qu’il estoitallé sur leur marché, et lui soutenoit le contraire, jus-qu’à ce qu’ils en vinrent aux mains et qu’il fut tué d’uncoup de pistolet ; cependant les meurtriers furent accusés,et comme ils rejettoyent le crime l’un sur l’autre, ilsplaidèrent et enfin l’un d’eux déchargea l’autre et l’ons’accorda avec les parents pour la somme de 750 livresfaibles sans toucher aux droits seigneuriaux.
XXIV.
HISTORIETTE EN PATOIS DES MONTAGNES
J m’anali on djeu po bouer demie pot,
Avoué on boun’ ami no n’étan que no do;
J monti le premie et liu venia aprei ;
J’atri dedas le poüel, et poui i massetei:
Y boutavo paoet to et y ne veyou nion,
Y demande Baiboei veu bin la Seseillon.
Adon vetsi veni éna djouvna donzala,
Que v’nia topenian cma noutra grezala ;Quevoli-Vo, Messieus? voli-vo demie pot?
Ce no facet ç ta becca, à riant contre no :
Qué donc c’iei-o-fa : appothe z’a du bon ,
Ce no n’an pas de l’ardja, no ’zan de bons djepons.
(*) Communiquée par M. (le Meuron , ancien châtelain du Landèron.
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