Band 
[Tomes II. - III.]
Seite
44
JPEG-Download
 

— 44 —

Les canons de toile et grands bas retroussés étantinutiles, nous faisons inhibitions très-expresses d’enporter ; et comme l’abus de faire des haut-de-chaussesd’une largeur excessive s’introduit, nous faisons aussidéfense d’en porter de plus larges que d’environ une aune,et nous ne voulons pas qu’on fasse ou porte des chemisesde toile dont l’aune coûte plus de demi écu blanc.

Désirant pareillement d’empêcher les dépenses exces-sives qui se font ès caries , nous défendons très-expres-sément d’en porter à l’avenir aucune de zibeline , etvoulons que les plus chères qu’on portera ne valent quevingt livres. Toutefois les femmes qui ont des zibelineset d’autres caries de plus grande valeur que vingt livres,pour leur donner temps de les user, elles les pourrontporter encore une année, mais elles seront obligées defaire teindre de noir les dites zibelines.

Comme l’expérience nous a fait voir clairement que ladépense immodérée des fraises ne peut pas être limitée ,si on ne les abolit entièrement, nous faisons défense auxfilles et jeunes femmes d’en porter aucune à l’avenir eten permettons l’usage seulement aux femmes qui sontdéjà avancées dans l’âge, et qui pour ce sujet auraientpeine de s’accoutumer à ce changement ; néanmoins lesdites fraises ne pourront être que de la largeur de quatrepouces au plus.

Nous défendons aussi semblablement de porter au-cunes pierreries, perles, grenats, chaînes d’or, colliers,brasselets, ceintures, tours de carie, cordons et autreschoses semblables faites d’or ou d’argent fin ou faux.On pourra néanmoins porter un ruban de soie au lieu deceinture'et trois bagues de la valeur de vingt-cinq livresau plus.