Les servantes ne pourront porter aucune étoffe deplus haut prix que le Cadix, sinon que ce soit quel-que étoffe fabriquée dans cette souveraineté, et nousleur faisons défense et inhibitions très-expresses de por-ter aucune toile de lin , aucunes manches plissées, aucunhabit où il y ait de la côte de baleine , aucuns souliersdont les talons soient plus hauts d’un pouce et aucunecarie qui vaille plus de cinq livres et où il y ait du ve-lours.
Nous n’entendons pas d’obliger les gardes de foire dela ville de Neuchâtel d’observer ce réglement, mais ilspourront en cette occasion porter ce qu’ils trouveront àpropos. De môme, les capitaines, lieulenans , enseigneset autres officiers des bordes et ceux qui commanderontla milice en quelque autre occasion ne seront pas as-treints à suivre les choses prescrites dans ce réglement:notre intention n’étant pas semblablement d’empêcher àceux qui feront un voyage hors de cet état de porter cequ’il leur plaira.
Et afin qu’on exécute plus facilement ce réglement,nous défendons aux marchands de vendre aux bourgeoiset sujets de son altesse de quelque condition que ce soit,aucune des choses ci-dessus prohibées, et aux tailleursde faire aucuns habits ou autres choses défendues.
Sur ce qu’il nous est remontré qu’il se commet plu-sieurs excès tant aux baptisés qu’aux ensevelissemens,désirant pareillement d’abolir le dit abus, nous faisonsdéfenses expresses d’inviter, à la suite des enfans qu’onfera baptiser à l’avenir, aucune autre personne que lesmarraines de l’enfant, et les mère , belle-mère , sœurs etbelle-sœur de l’accouchée. Nous défendons aussi de trai-ter qui que ce soit le jour qu’on fera baptiser les enfans , si