Band 
[Tomes II. - III.]
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N° 13.

Ce samedi matin très à la hâte (1765).

Au même.

Je ne prévois pas qu’il me soit possible d’aller passerquelques jours avec vous malgré le désir que j’en aurois ;mais j’irai demain y passer la journée, si le temps et monétat le permettent, ce qui est toujours sous-entendu.

L’embarras dans la tète est un effet du rhume et de lafluxion. Tout cela se dissipera par la fonte. C’est un re-mède trop cruel que la goutte. J’espère que M. Dupeyroun’aura pas besoin de celui-là. En attendant sa guérison,qu’il rentre les soirs de bonne heure, et qu’il ne s’ex-pose pas trop au serein.

Je ne serais pas trop d’avis qu’on fît rien mettre dansla gazette pour ce moment; ce seroit marquer une inquié-tude trop favorable à notre homme. Il vaut mieux at-tendre que vous soyez prêts, et alors un petit avis ferafort bien.

Je vais parcourir dans la brochure les articles dontj’ai besoin, après quoi je l’enverrai à M. le châtelain, etnous nous la renverrons quand il l’aura lue. Bonjour,mon colonel, mille tendres salutations aux deux profes-seurs de botanique et à tout ce qui leur est cher.