Band 
[Tomes II. - III.]
Seite
90
JPEG-Download
 

— 90

N° 14.

Ce dimanche au soir (1765).

Au même.

Plaignez-moi, monsieur, je n’ai pu vous aller voir ; jesuis malade par dessus le marché. Je ne sais quand jepourrai faire le voyage; il faut que ceux qui seront en étatle plus tôt aillent voir les autres ; en attendant, faites-moisitôt que vous le pourrez , donner de vos nouvelles. Voilàl’ouvrage de mon Songe que je vous renvoie ; je vousembrasse de tout mon cœur.

N° 15.

(Métiers) Lundi (1765).

Au même.

La mauvaise habitude de m’appeler monsieur, et nonpas citoyen n’a pas encore quitté mon bon voisin de cam-pagne. Je vous avoue pourtant que le Monsieur à un hommeà quil’on a tantprouvé d’amitié meparoît toujours repous-sant. Je suis bien fâché surtout pour madame la colonelle,que le rétablissement de votre petit malade n’aille pas plusvite; mais cette bonne maman doit le savoir et le papa doitle lui répéter, qu’il faut que le mal ait son progrès gra-duel vers le déclin comme vers l’accroissement. Au mo-ment que j’écris ceci, j’espère que ce cher enfant est enpleine convalescence. Ainsi soit-il. Quant à notre chergoutteux, ce scroit grand dommage qu’il fût pris par despieds que le cœur fait si bien aller. Cela est bizarre qu’il