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et de confiance; je vous dois ma sûreté , mon repos, etje ne suis pas un monstre ; c’en est assez, je crois , pourvous assurer de tous mes sentimens.
Voici , monsieur, une lettre pour mylord ; elle étaitfermée avant la réception de la dernière que vous avezeu la bonté de me faire parvenir, je n’y ai rien trouvéqui me forçât de rouvrir la mienne. Cet homme unique,et ce digne protecteur doit se plaindre ainsi que vous dema négligence. Sur six lettres de sa part, j’en écris une;mais il agit, vous agissez; et moi, inutile à tout et àmoi-même , je me borne à recevoir ses soins, les vôtreset à vous bénir dans mon cœur.
Vous aurez su les nouvelles tentatives, et commentM. le châtelain les a réprimées. Il est à présumer qu’onse lassera enfin d’en faire d’inutiles, et que, grâce à votrevigilance, on finira par me laisser en paix. Ainsi-soit-il.Mille respects et salutations.
J. J. Rousseau.
N° 18.
A Môtiers, le 26 mai 1765.
Au même.
La lettre, monsieur, que vous avez eu la bonté dem’envoyer, ne contenoit avec l’extrait ci-joint, qu’unbillet très-court de milord Mareschal, et une lettre quemadame la duchesse de Saxe-Gotha me fait l’honneur dem’écrire pour m’offrir un asile à sa cour. Je suis très-sensible à ses bontés, mais je suis bien déterminé â nepoint quitter mon pays , ni les vrais patrons et amis quej’v ai trouvés, tant que j’aurai lieu de penser que celte