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Permettez, monsieur, que je prenne la liberté de vousrecommander le bonhomme Sandoz, hôte de Brot qui meme pria il y a deux ans de le présenter à mylord Mares-chal, pour je ne sais quelle grâce qu’il avoit à lui deman-der. Milord Mareschal qui aussi bien que moi avoit oubliéson affaire, me marque, en réponse à un placet de Sandozque je lui fis passer en hiver, et qui la lui a rappelée,qu’il vous a renvoyé cette affaire et qu’elle est dans votredépartement. Si la chose peut se faire avec justice, vousme rendrez, monsieur, en y faisant attention, un bon of-fice qui peut avoir son utilité parmi les autres, attenduque ce cabaret est un peu la trompette du pays. Au restec’est la première et l’unique affaire dont j’aie importunémylord Mareschal et vous, et je vous promets que cesera la dernière, n’aimant point à me mêler de ce qui neme regarde pas.
J’aspire au moment de pouvoir faire enfin le pélérinagesi désiré de Neuchâtel et de Gorgier . Réunir au même lieul’objet de l’un et de l’autre, seroit encore un grand plai-sir pour moi. Recevez , monsieur, je vous supplie messalutations et mon respect.
J. J. Rousseau.
N° 17.
A Môtiers, le 23 mai 1765.
Au même.
Autant je suis pénétré, monsieur, de toutes vos bontés,autant j’ai besoin de toute votre indulgence. Les petitstracas me font quelquefois oublier les petits devoirs ;mais mon cœur est rempli pour vous de reconnaissance