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contribué ! quel bien pour l’état ! quel honneur pour ungalant homme ! ! ! !
J’ai le malheur toutes les fois que je passe à Neu-châtel , de ne pouvoir jamais vous y trouver; je tâcheraila première fois d’aller à Colombier ; j’ai besoin de vousvoir, monsieur, et de voir aussi M. Chaillet, pour épa-nouir un peu mon cœur à mon aise. Mille salutations.
N° 21.
A l’île St-Pierre, le 15 septembre 1765.
A Messieurs les membres delà Communauté de Couvel,Messieurs»
Si je disposois de moi selon mes désirs, c’est au milieude vous que je voudrois vivre, et si la sûreté parmid’honnêtes gens pouvoit me suffire, je ne la chercheroispas ailleurs. Mais, Messieurs , j’ai besoin aussi de la paix,et vous avez des voisins qui ne m’en laisseroient pas jouir.La conduite la plus irréprochable, le désir d’être utile àtous, la protection des lois, des princes, du gouver-nement , du magistrat, qui n’ont pu me garantir chezeux de leurs mains, ne me garantiroient pas chez vousde leurs langues. Il faut vivre loin d’eux comme de cesserpens venimeux qui portent le poison de leur souffleoù ne peut atteindre celui de leurs dents.
Agréez donc, messieurs, avec mes très-humbles re-nie rcî me ri s de vos offres, mes regrets de n’en pouvoirprofiter. Je ne m’éloigne pas de vous en entier, puisquel’honneur d’être par votre choix membre de votre corn-