XI.
CHASSE AUX GUEUX, RODEURS ET VAGARONDS.
{Mandement du conseil d’état, du 5 janvier 1765.) (*)
Le président et les gens du conseil d’état établi parS. M. etc. à tous les châtelains et maires de cette sou-veraineté ou à leurs lieutenans, salut.
La conjoncture présente où l’on voit heureusement s’an-noncer de toutes parts une paix prochaine et générale entretant de puissances qui étaient en guerre, a fait prévoir augouvernement de même qu’aux états de la Suisse , nos voi-sins, qu’une partie considérable des troupes qui seront con-gédiées, pourraient entrer tout à la fois et par grosses bandessur le territoire de ce pays , s’y répandre ou y prendrepassage ; or, comme nos dits voisins nous ont averti queparles précautions qu’ils prendront chez eux , ils repous-
(*) Les traités de paix de Paris et de Hubertsbourg qui terminèrent laguerre de 7 ans et qui placèrent la Prusse au rang des états du premierordre , étaient à la veille d’être signés.