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contenues dans cette consultation, il a commandé àGeorges de Montmollin , chancelier de S. A. S., de tâcherde satisfaire à ses ordres. C’est à quoi ce dernier a tra-vaillé avec tout le soin et la diligence possible, ayantexactement recherché les titres et documens qui sontdans le trésor des cliartres de la dite souveraineté, les-quels peuvent servir à ce sujet. Mais ce pays ayant étégouverné par quatre familles différentes, et les princesdes trois dernières ayant toujours fait leur séjour end’autres lieux, la plupart de ces titres ont été transportésailleurs ou perdus dans les changemens de l’Etat. Sur-tout il est fort à craindre qu’il ne s’en soit beaucoupégaré pendant que les cantons le possédaient. De sorte quen’ayant pas eu beaucoup de renseignemens, et une par-tie des titres et papiers qu’il a trouvés n’étant ni scellés,ni signés, et d’ailleurs n’ayant pas eu beaucoup de tempspour y travailler, il n’a pu rendre ce mémoire aussiachevé qu’il l’aurait désiré. D’ailleurs les questions quiregardent la souveraineté sont si difficiles, si douteuseset si obscures, et les sentimens de ceux qui en ont écritsont si partagés, qu’il est presque impossible d’en rien dé-cider absolument. Il aurait cité, dans celte circonstance,les lois et les auteurs dont l’autorité peut être considérableet qui onttraité cette matière. Mais il a cru qu’elle doit êtreexaminée par la raison plutôt que par des autoritésde cette nature, et qu’il était nécessaire d’accourcir cediscours, qui ne deviendra déjà que trop long, parleschoses qui sont plus nécessaires que ces citations quin’auraient servi qu’à le rendre plus ennuyeux à S. A. S.
Pour déduire avec plus d’ordre et de lumières ce quela brièveté du temps et le peu d’enseignement que j’ai eum’ont permis de trouver sur ce sujet, j’examinerai :