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sans doute assoupie ou entièrement éteinte par la mortde Philippe de Châlon, prince d’Orange, qui fut tuél’année 1530, au siège de Florence , où il commandaitl’armée de l’empereur Charles-Quint . Car, encore queRéné de Nassau , fils de sa sœur Clauda de Châlon, le-quel il avait institué son héritier, se fût emparé de sesbiens, et qu’il les eût même du depuis transportés enmourant à Guillaume de Nassau , son cousin-germain ,duquel descendent les princes d’Orange, si est-ce que ceuxqui mouvaient de la maison de Châlon , pour lesquelsil y a un procès intenté contre eux, lequel n’est pas en-core terminé , étaient légitimement échus à la sérénissimemaison de Longueville, aussi bien que le droit de fiefque la maison de Châlon avait sur le comté de Neuchâ-tel . Car dans le contrat de mariage qui se fit lorsqueGuillaume de Vienne se maria avec Alix de Châlon, ilfut réservé qu’elle et ses descendans succéderaient auxmâles de la maison de Châlon s’ils venaient à défaillir.Depuis, dans le testament que son père, Jean de Châ-ion, prince d’Orange, fit le 21 octobre 1417, il y aune substitution en faveur d’elle et de ses cnfans, audéfaut des mâles de la maison de Châlon. Enfin Mariede Vaux , princesse d’Orange, sa mère , la substituaaussi héritière et ses enfans au même défaut des mâlespar son testament du 22 mai 1416. Or, Philibert deChâlon , dernier mâle de cette maison , étant mort sansenfans, comme je l’ai dit ci-dessus, Jeanne de Hochberg lui devait succéder, sans contredit, aux biens de la mai-son de Châlon , en vertu du contrat de mariage et dessubstitutions contenues dans le testament dont je viensde parler, puisqu’elle descendait de la dite Alix de Châ-lon ; car celle Alix eut de Guillaume de Vienne Mar-