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pourraient apporter quelque lumière dans cette affairefurent portés en France l’année 1534 pour s’en servirau procès contre le prince d’Orange. Il y a pourtant del’apparence qu’il prétendait que le marquis Rodolphe nepouvait pas succéder a ce comté, suivant la nature dufief d’Allemagne , et qu’il croyait qu’il lui était échucomme au seigneur de fief. En effet, j’ai vu que sur cesprétentions il confirma les franchises des bourgeois deNeuchâtel , le 13 août 1406. Cependant le marquis Ro-dolphe ayant pris la possession du comté et renouvelél’alliance avec la ville et canton de Berne , il ne voulutpas soumettre son différent à Charles, duc de Bourgo-gne , qui lui en écrivit l’année 1458 : le pape les çen-voya tous deux en 1462 à l’empereur Frédéric, commeétant le juge des fiefs, lequel donna l’an 1463 le mande-ment dont j’ai fait mention ci-devant, par lequel il évo-quait leur différent par-devant lui. Je ne trouve rien dela suite de cette affaire, sinon qu’il se fit un compromisentre entre Jean de Châlon et Rodolphe, marquisde Hochberg, dont il est fait mention dans l’inventairedes titres qu’on envoya en France l’an 1534. J’estimeque le tout demeura indécis jusqu’à ce que l’empereurMaximilien confisca le comté de Neuchâtel , sous le pré-texte de crime de lèse-majesté, et offrit de le vendre àla ville et canton de Berne en 1498 ; mais ce n’était eneffet que pour se venger de Philippe, fils de Rodolphe,marquis de Hochberg, qui était au service de la France ,où il fut grand chambellan, gouverneur et lieutenant-général pour le roi en Provence . Il ne se trouve aucunenseignement qui fasse connaître que l’on ait plus agitédès lors la difficulté entre la maison de Châlon et cellede Hochberg au sujet du comté de Neuchâtel , laquelle fut.