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diction et seigneurie des fourches, sauf le droit de l'évê-que de Bâle , s’il se trouvait évidemment qu’il y en eût.Davantage il fut réservé que si le comte de Neuchâtel en-trait en guerre avec le roi des Romains ou l’évêque deBâle , il se pourrait servir des dits hommes royaux etdes autres qui sont de son fief. Finalement il confessaavoir reçu deux cents livres estevenans , outre le plaidet les hommes royaux et les autres choses prédites pourobserver tout le contenu de l’instrument de paix. Il fautici remarquer que par le plaid général des hommes royauxdont il est parlé dans cet acte, il faut entendre les au-diences et grands jours où l’on jugeait les procès en der-nier ressort, et par la juridiction et seigneurie des four-ches est déclarée la justice criminelle. Enfin , ces hommesroyaux lesquels y sont mentionnés , signifient les vassauxet sujets de franche condition ; car le plaid du mois de maiétait appelé le plaid des hommes royaux, parce que lestaillables n’y pouvaient pas juger ; et comme ces hommesroyaux n’étaient pas compris dans le fief de l’évêque deBâle , le seigneur de Yalangin ne lui ayant résigné queses gens, c’est-à-dire, ses hommes taillables et main-mor-tables, ordinairement nommés gens de main-morte, onpeut voir qu’ils ne croyaient pas eux-mêmes qu’il fût enleur pouvoir de disposer des hommes royaux. Les comtesde Montbéliard ont été seigneurs féodaux du château deValangin , mais je ne sais par quelle voie. Je trouve seu-lement qu’Agnès , fille de René, comte de Montbéliard ,l’ayant eu en partage, elle et Henri comte de Montbéliardsire de Montfaucon son mari, le donnèrent à Louis comtede Neuchâtel , au nom de Jeanne de Montfaucon sa femme,en échange du fief des Roches en Valois ; ce fief des comtesde Montbéliard ne consistait qu’au château de Yalangin,