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[Tomes II. - III.]
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quiers, bois, rivières, aigues, et tous leurs autres droits,ainsi comme ils les avaient eus et possédés, au même évê-que de Bâle , pour en jouir en franc-aleu, à conditionqu’il serait obligé d’édifier une tour et forteresse sur lamontagne proche du château de Valangin au lieu dit laRoche-Rouge, dans trois ans, lesquels étant expirés, l’é-vêque serait obligé de leur remettre en fief les choses pré-dites dont ils se portèrent garans et promirent d’ôter l’é-vêque dedans et dehors dudit lieu , à toujours, sous peinede commise. Cette résignation et lesnouveauxdifférens quise suscitèrent furent cause que la guerre se ralluma. MaisRodolphe , comte de Neuchâtel , ayant pris la Neuve-villele 29 avril de l’année 1301, il se fit une seconde paix aumois de juillet de l’année 1303 , savoir entre Rodolphe,comte et seigneur de Neuchâtel , Jehan prévôt de l’églisedu dit lieu et Richard son frère, oncles de Rodolphe,d’une part, et Jean d’Arberg, Ulrich et Thierry ses frères,seigneurs de Valangin , d’autre part. On voit par l’ins-trument qui en fut dressé et qui est duement scellé deleurs sceaux , que Jean d’Arberg confessa d’être et se re-connut vassal et homme de Rodolphe, comte de Neuchâ-tel , et lui prêta la foi et hommage , sauf la fidélité du roides Romains et de l’évêque de Bâle . En outre il confessapour lui et ses hoirs de tenir eu fief perpétuel le plaid gé-néral des hommes royaux qu’on a accoutumé de tenirannuellement une fois à Neuchâtel au mois de mai, le-quel il pourra et devra tenir annuellement au Val-de-Ruz,selon la manière, usage et coutume de Neuchâtel . Itemil reconnaît tenir en fief tous les hommes royaux en quel-que lieu qu’ils demeurent dans la baronic de Neuchâtel ,à condition néanmoins que s’ils retournaient demeurerau Val-de-Ruz, ils ne seraient plus du fief. Item la juris-