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[Tomes II. - III.]
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Valangin étaient vassaux des comtes de Neuchâtel , etaprès toutes les reprises de fief et les sentences renduessur ce sujet dont j’ai fait mention ci-dessus, il ne restepas le moindre sujet d’en douter. Je remarquerai enfinqu’ils ne pouvaient pas tenir leurs grands jours, qu’il n’yeût des chanoines, des nobles et des bourgeois de Neu-châtel pour y assister de la part du comte de Neuchâtel ,que leur terre n’a jamais eu d’autre titre que celui de sei-gneurie, et que ceux qui l’ont possédée ne sont qualifiésque de seigneurs de Valangin , jusqu’à ce que les comtesde Neuchâtel l’ayant réunie et incorporée à la souverai-neté qu’ils avaient déjà auparavant, ils ont pris le titrede comtes de Neuchâtel et Valangin .

Pour ce qui est des partages de la maison de Neuchâ-tel , il s’en trouve un des ministériaux, (c’est à mon avis lesvassaux) fait entre Berthold, évêque, Ulrich, son frèreet Berthold leur neveu. Bien qu’il ne soit daté, on peut re-connaître qu’ils étaient en vie en 1214 , puisqu’au moisd’avril de cette année Ulrich et Berthold son neveu don-nèrent à la ville de Neuchâtel des franchises qui furentratifiées par ce Berthold, qui était évêque de Lausanne .Or, comme dans l’instrument, Ulrich est nommé comteet son neveu Berthold co-seigneur de Neuchâtel , on re-connaît par là que nonobstant les partages que les mâlesde la maison de Neuchâtel faisaient entre eux, il n’y avaitqu’un seul comte de qui sans doute les autres relevaient.C’est ce qu’on voit encore par l’instrument de la paixfaite en 1308 avec le seigneur de Valangin : car Rodol-phe y est qualifié comte de Neuchâtel , à l’exclusion deJean et Richard de Neuchâtel ses oncles, lesquels avaienteu néanmoins une portion dans les biens du comté.

S'étant suscité quelques difficultés entre les enfans de