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[Tomes II. - III.]
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qu’Amédée et Henri auraient chacun une part des terreset droits seigneuriaux, mais que Henri son frère lui fe-rait hommage lige des terres qui lui étaient advenues enpartage, et il n’adjugea aux filles qu’une somme d’argentà chacune; dans le partage des biens de Jeanne de Hoch-berg, le jeune François d’Orléans eut le comté de Neu-châtel entier, parce qu’il était indivisible, et Françoisd’Orléans son oncle n’eut en échange que la seigneuriede Ste Croix, dont la valeur n’est point proportionnée àcelle du comté. En tous ces partages il n’y avait pourtantni testament ni convention qui les obligeât de partagerde la sorte ; mais ce fut, comme il y est dit, parce que lecomté de Neuchâtel est indivisible. Lorsque les ducs deLongueville et de Nemours étaient en conteste pour lasuccession du jeune François d'Orléans, il fut dit dans lasentence rendue par les états de Neuchâtel à ce sujet, quele comté ne pouvait avoir qu’un seul chef et seigneur sui-vant les testamens des anciens comtes, et ces deux prin-ces l’avouèrent et promirent de l’exécuter. Les seigneursde Berne rendirent une sentence sur cette affaire qui futensuite exécutée, par laquelle ils adjugèrent le comté toutentier au duc de Longueville et seulement 2000 livres derentes en échange au duc de Nemours qu’il devait avoir enterres et seigneuries dans le duché de Bourgogne . Ce futencore de cette sorte que S. A. de glorieuse mémoire eutle comté tout entier, n’ayant aucun renseignement dansce pays de la récompense qu’on peut avoir faite à sesco-héritiers, qui néanmoins y prétendirent tous, et pource sujet se présentèrent devant les états. Tous ces exem-ples prouvent bien clairement que le défaut de plusieursfrères, les testamens de défunts , ni le consentement desfrères n’ont pas été cause qu’il n’y a jamais eu qu’un