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C’est à-peu-près tous les droits que la coutume ad-juge. Je ne puis pas savoir de quelle façon on en a uséenvers les princesses douairières, n’ayant rien trouvé dansle trésor des Chartres , qu’une prononciation faite parLouis, fils du roi de France , l’an 1378, par laquelle onpeut reconnaître que Marguerite de Wufilens après la mortde Louis, comte de Neuchâtel , n’eut pas l’usufruit surtout le cointé de Neuchâtel , mais quelque autre avantageparticulier. Il y a encore une autre prononciation faitele 22 avril 1458, qui contient que Marie de Châlon,veuve de Jean comte de Fribourg et de Neuchâtel , n’eutpas l’usufruit du comté de Neuchâtel après la mort de sonmari. On lui donna d’autres avantages sur les terres deBourgogne . Pour ce qui est des princesses douairières dela sérénissime maison de Longueville, je n’en puis riendire, puisque nous n’avons aucun enseignement des avan-tages dont elles ont joui. Comme tous les papiers quiconcernent cette affaire sont en France , on s’en pourraéclaircir en ce pays-là, s’il est nécessaire d’en avoir con-naissance.
CINQUIÈME QUESTION.
Qu est-ce qu’il y a à faire pour un tuteur ou administra-teur, ou pour une mère tutrice pendant la minorité de sescnfans ?
La mort ayant bien souvent retiré de ce monde nosprinces encore fort jeunes, les princesses ont gouverné laplupart du temps cet état depuis qu’il est sous la domina-tion de la très-illustre maison de Longueville. Mais ces