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Norrissoit—il ung regrest éternel..
Le physicien avenant a son ayde,
Souventes foyz par pharmacquc et remeide 'Cuydoit en lin deslogier sa doulheur ;Monsieur Loys trop plus estait malaide;
Le physician ne peut guesrir le cueur.
O quantes foiz., tout seul, devant l’esgliseSus le terraul le Comte alla se seoir!
Long temps dessoubz le tillet-devers-bize,Long temps miroit en son morne douloirLa bianche nüe et l’arondelle griseAu ciel passer, torner et voltigierEt contre Arins le barquet navigierTendant sa voyle auz soufflements de brize.Puys , à vesprée , auz rais d’or du solleil,
La Mâle porte allongier sa grande ombre ,
Et les monts biancs dessus le lac plus sombreSe coulourer de roze et de vermeil.
tilleul du côté de bise. — miroit : regardait. — Arins : Saint-Biaise. — laMâle-porte : la tour de Diesse. — le borgheois : le bourgeois. — ung petit :un peu. — oyoit on; entendait-on.. — liesse : joie. — les banderolles : lesgirouettes. — l’emprise: l’entreprise. — vers nostre heur : pour notre bon-heur. — l’aurelle : Voreille. — excogitoit : il pensait .— sa mâle chevance :son malheureux sort. — en esmocion : en sédition. — s’enclicviîler : s’en-fanter, se propager. — moult : beaucoup .— Monsieur Rodolphe et Monsieurde Fribourg ( les deux gendres du comte Louis). — par force ou cautcles,par force ou par ruse. — ost : armée. — pence le chief : penche la tête. —maulgré: malgré .— icelle: celle-là .— cuyde: jecrois .— illec: là .— copie:couple. — qu’est justicier : qui a le droit de justice. — léaulté : loyauté.— appert : apparaît. — iceluy : celui-là. — que d’hoirs en hoirs : qui depère en fils. — sapience : sagesse. — mirable expertise : admirable expé-rience .— supernel : céleste } supérieur .— vibrance : vibration, sons .— coy :immobile. — convoiteulx de votre heur : désirant votre bonheur. ge-noulx devis : genoux fléchis. — velin pergament : parchemin vélin. — la-bile : passagère.