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[Tomes II. - III.]
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Lors le borgheois, advisant soubz l’ombraigeLe dolent sire et son mortel ennuy,

Tout bas disoit, en passant devers luy :

« Nostre Monsieur ha tant piteulx vizaige

« Que va morir ! — Yoires ! c’est grant domaige ! û

« Dieu luy redoint ung petit le couraige !

« Ains, m’est advis que devant Chandeleur« Dame Esabeau sera nostre Signeur !

Cela disoit (et je quy le racconte,

Me sens esmeu ) trop infortuné Comte !

« O miens éfants, (sy l’oyoit-on gémir)

O miens éfants, mon espoir et liesse !

De vous pensois réjoyr ma vieillesse ,

Et quant suis vieil, n’ay plus aultre playsirFors seulement de vous me soubvenir!

Crudéle mort que tant me désespere-, 1

Trois fdz m’has prins, sans pitié de mes maulx !

Que n’has-Ur prins du mesme coup le peire!

Pour quoy tu m’has laissié dessus la terre?

Suis un vieil tronc que plus n’ha ses rameaulx ! »

Sy lamentoit, plorant sa race exteincteLe povre Comte en ses couisantz regretz,

Comme l’oysel que va cryant sa plaincteQuand plus ne treuve au nid ses oyseletz.

Voyoit partout mélancholie empreinte ;

Tout luy sonnoit trespassement et dueil,

Si qu’en la nuyct, ne povant clore l’œil, *

Cuydoit oyr les longues banderollesEn tornoyant sus les tours du chastel,

Clamer aussy ces dolentes paroles :

Plourez la mort du dernier Nueufchastel !