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latin que Jacob Regis a placé en tête de sa copie et qu’ontrouve dans Hospinianus. C’est à tort quelle a été attribuéeà St Augustin ; dans sa Bibliothèque des auteurs ecclé-siastiques , le père Du Pin, nous dit lui-même que les rè-gles monastiques qui se trouvaient dans les œuvres de cesaint, sont rejetées d’un commun accord comme n’étantpoint de ce personnage, ce que du reste leur latinité prou-verait suffisamment.
Ici commence la règle de St Augustin , évêque et doc-teur.
I.
Mes très-chers frères ! Aimez Dieu par dessus tout, en-suite votre prochain. Ce sont là les deux plus grands com-mandemens. Nous vous ordonnons en conséquence qu’ap-pelés à vivre au monastère, vous observiez les règles ci-après. Premièrement comme vous êtes réunis en un seulet même corps, qu’un seul esprit vous anime dans votredemeure et n’ayez qu’un cœur et qu’une âme en Dieu . Etque personne ne dise qu’il possède quelque chose en pro-pre, mais que toutes choses soient communes entre vous ;que le prévôt donne à chacun de vous la nourriture et levêtement; mais non pas à tous également, car vous n’êlespas tous également forts, mais à chacun selon ses besoins,car il est écrit dans les actes des apôtres : Toutes chosesétaient communes entre eux et l’on donnait à chacun se-,lon ses besoins.
II. De ne rien posséder en propre.
Que ceux d’entre vous qui possédaient quelque bienlorsqu’ils sont entrés au monastère , le voient maintenant