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XXYI. Que les livres peuvent être demandés à certaines
heures.
Que chaque jour on puisse avoir des livres à certainesheures ; qu’en dehors de celles-ci on n’en délivre point ;que ceux qui ont sous leur garde les vêtemens et lachaussure ne diffèrent point de les donner à ceux qui enauront réellement besoin.
XXVII. De mettre une prompte fin aux contestations.
N’ayez jamais de contestations, ou du moins terminez-les promptement afin que votre colère ne dégénère enhaine, que le fétu ne devienne une poutre , et que votrecœur ne se fasse homicide, car il est écrit que celui quihait son frère est meurtrier. Que celui d’entre vous qui,par des injures, des malédictions ou de graves imputa-tions aura blessé son frère , se souvienne que le devoirl’oblige à réparer promptement le mal qu’il aura fait, etque, d’autre part, l’homme offensé se hâte par le par-don d’effacer cet outrage. Que si l’un et l’autre se sontblessés, qu’ils se pardonnent mutuellement pour ne pasprofaner leurs prières. Celui qui se laisse aller fréquem-ment à la colère et qui se hâte de demander pardon à ce-lui qu’il a offensé, vaut mieux que celui qui, lent à lacolère, l’est aussi à demander la rémission de ses fautes.Celui qui ne veut jamais demander pardon ou qui ne ledemande pas de bon cœur est étranger au couvent, bienqu’on ne l’en chasse pas. Abstenez-vous de paroles dures,et que si vous vous oubliez jusqu’à les proférer, vos lè-vres apportent le remède au mal qu’elles auront tait.