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[Tomes II. - III.]
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. XXVIII. Que le prévôt ne demande point à ses subordonnésle pardon de ses fautes, mais à Dieu seulement.

Lorsque l’intérêt des mœurs et la nécessité de main-tenir la discipline vous aura incités à reprendre durementvos frères, quoique vous sentiez vous-même avoir dé-passé les bornes, vous n’êtes point appelés à demander àvos subordonnés le pardon d’un tel acte, de peur qu’unexcès d’humilité ne brise le ressort d’une autorité légitime;mais demandez pardon à notre Maître commun , qui con-naît tout votre amour pour ceux que vous corrigez sé-vèrement; toutefois, que vos affections ne reposent passur la chair, mais sur l’esprit.

XXIX. D’obéir au prévôt comme à son père.

Obéissez à votre prévôt comme à votre père, et bienplus encore au prêtre qui a la cure de vos âmes. Quetoutes ces règles soient soigneusement observées, et quesi quelqu’une d’entre elles a été transgressée, on ne fermepas les yeux sur cette négligence , mais il appartient sur-tout au prévôt de la réparer et de la corriger, commeaussi lorsque les moyens et les forces lui défaudront d’enréférer au prêtre dont l’autorité est parmi vous plusgrande que la sienne.

XXX. Que le prévôt ne s’enorgueillisse pas de son pouvoir.

Que celui qui est placé à votre tête ne fasse pas con-sister son bonheur à exercer un pouvoir souverain survous, mais dans l’humble charité. Que votre prélat soitparmi vous en honneur, et que la crainte de Dieu l’hu-milie devant vous. Qu’il soit à tous en bon exemple,