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qu’il réprime les turbulens, consolide les pusillanimes,soutienne les faibles, et soit patient envers tous ; qu’ilsoit attaché à la discipline et la fasse respecter. Et quoiquel’un et l’autre de ces sentimens soit nécessaire, qu’iltienne plus à se faire aimer de vous qu’à se faire craindre,pensant qu’un jour il devra rendre à Dieu compte de votresalut.
XXXI. De lui toujours obéir.
Et vous, en obéissant à votre prévôt, ayez non-seule-ment compassion de vous, mais aussi de lui qui court d’au-tant plus de danger qu’il est plus élevé au milieu de vous.
XXXII. Oraison de St.-Augustin pour les chanoines.
Que Dieu veuille qu’amateurs de la beauté spirituelle,vous observiez toutes ces choses, et que, pénétrés del’esprit de Christ, vous régliez votre conduite sur lasienne, non comme des esclaves placés sous l’économiede la loi, mais comme des hommes libres vivant souscelle delà grâce.
XXXIII. Que la règle soit lue chaque semaine.
Or, afin que vous puissiez vous voir dans cette règlecomme dans un miroir, et que vous ne négligiez aucunede ses obligations, qu’elle soit lue une fois chaque se-maine. Que là où vous trouverez des hommes conformantleur vie à ses préceptes, vous en rendiez grâces à Dieu comme au distributeur de tous biens ; et que si quelqu’unde vous s’aperçoit qu’il lui manque quelque chose, qu’ildéplore le passé, qu’il soit sur ses gardes pour l’avenir,demande le pardon de ses fautes, et qu’il ne soit pas in-duit en tentation. — Ici finit la règle de St.-Augustin ,docteur et évêque.