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Pour la satisfaction des curieux, je ferai parler en cetendroit un vieux papier de remarques, sur le décès de ladite Dame de Vergy , écrit de la main de son aumônier ,le jour de son trépas , en ces mots :
« Ma très-redoutée et honorée Dame, madame Guil—lemette de Yergy, à son vivant Dame de Valangin et deBoffremont, etc. est morte, trépassée, décédée et alléede vie à trépas de ce monde ce vendredi 13 e jour dumois de Juillet l’an 1543, elle étant à son château du ditValangin , au petit poêle tout haut ( 1 ), et a été apportéson corps en sa chambre basse pour ensevelir le dit jour.L’heure du dit trépas a été environ 6 ou 7 heures, et étaitencore jour après midi du jour dessus dit. Ceci est écritce dit jour que dessus pour mémoire et souvenance deson décès et trépas.
« Feu ma dite Dame a été mise dedans un vase de boisau dit château en sa dite chambre , et apportée en terre au-près de feu Monseigneur Claude, comte à son vivantd’Arberg , son mari, qu’est dedans un vase de bois qu’estdéjà pourri, et un autre de plomb qu’est encore entier,et c’est en leur église par eux fondée devant la ville deValangin , en un charnier dessous leurs sépultures quesont des pierres, et mon dit Seigneur est à dextre et madite Dame à senestre , l’un auprès de l’autre, le samedisuivant quatorzième du dit mois environ 3 ou 4 heuresaprès midi.
« Prédication a été faite au dit jour en la dite église parMessire Jaques Sauret ( 2 ).
la porte de l’église , à l’extérieur, est destiné, dit-on , à perpétuer le sou-venir, envahirent le temple, en enlevèrent les livres, brisèrent les images,les reliques et les vitraux peints aux armes de la maison d’Arberg , sansoublier le mausolée dont il s’agit.
(*) Actuellement la chambre de consultation du Tribunal-Souverain.
( 5 ) Sorel.