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[Tomes II. - III.]
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beau fils, Guillemin le cuisinier, Selbelh et Claude . . .

.conduisant la dite litière. Son fils l’écuyer Ur-

selin et André le sommelier l’accompagne jusque la . .. . . . Champ; et s’en va à Boffremont, et amène avec

elle deux chars et aussi une petite fille nommée.

nourrie (•) du dit écuyer Urselin. »

En marge des dites remarques est écrit :

«Ma dite Dame était montée en son poêle-dessus, unpeu devant Noël environ 2 ou 3 jours dernièrement passéspour être plus proche de la chapelle où elle avait faitretirer les saints à cause de la réformation, ne pouvantmonter si haut depuis son poêle-bas pour sa pesanteuret vieillesse; et puis ne revint jusques l’on apporta soncorps mort en ladite chambre basse pour ensevelir; elles’était très-bien trouvée au dit poêle-du-haut, c’est pour-quoi aussi n’en redescendit-elle pas. Elle y avait vécu enassez bonne santé selon l’âge d’elle, jusqu’environ huitjours devant son décès. Le dimanche précédent de sondécès, je crois que put-elle encore messe ouir.

« La maladie extrême commença seulement le mardidevant son trépas, qu’elle perdit la parole, combienquelle parla encore le mercredi suivant, et voulut quel’on donnât de l’argent à sa nièce de Viry.

« Le mercredi M. Jacques fit un sermon en la cour ( J )

0) Fille naturelle.

( 2 ) On dit indistinctement aula et ncwis ecclesice. Le service catholiquene fut que momentanément interrompu à St.-Pierre; on y rétablit linéi-ques objets appartenant à ce culte, d’autres restèrent dans la chapelleprivée du château. Les liabitans réformés du bourg, obtinrent en 1540 depouvoir entendre la parole de nieu dans la nef, qui fut séparée du chœuret des transepts par une cloison. Jusqu’alors ils allaient faire leur cultedans les églises les plus voisines. Enfin, dès 155 6 , le culte catholique nefut plus célébré dans l’église du bourg, et tout ce qui lui appartenait futtransporté dans la chapelle du château. Le 3 janvier 1567, René de Chai-