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pour prier Dieu pour elle et prêcha selon St Matthieu auchapitre 7 ».
Nous revenons à St Pierre de Valangin.
Dans le milieu du chœur sous les chaises de la justicesont deux tombes encore entières, l’une de Jacques Cham-brier, maire de Valangin , et l’autre de Pierre Horry,receveur au dit lieu.
La première le témoigne par les armes de la familleet par ces paroles sur la tombe :
lant, faisait encore difficulté d’appointer la demande des habitans de Va-langin , ainsi formulée :
« De la part de voz humbles subjectz les bourgeois du bourg de Vallan-gin, pour le très-grand bcsoing et nécessité qu’ils ont d’un temple pourprescher la parolle de Dieu et administrer les saints sacrements, veuqu’ils n’ont lieu propre et que ce peuple se multiplie grandement, pource est-il qu’ilz vous supplient que pour l’honneur de Dieu , vous plaisefaire ouvrir votre église du dit Vallangin pour léans a quel quarre qu’ilvous plaira, faire les sermons et administrer les sacrementz. Requièrentaussi la sonnerie. »
Le même seigneur accueillit plus favorablement une requête, par la-quelle on lui demandait « que pour ce qu’il n’y a ici maison ou habittationpour le ministre et maistre d’escolle, il lui plust leur oultroyer la maisonde la prevoste, car illec pouvoit-on faire baptir pour ministre et magis-ter. » C’est la cure actuelle.
En 1573 , Madrutz suivant l’exemple de René de Challant , accordapar an aux bourgeois du bourg un muid de blé pour aider a vivre a leurmaître d’école qu’ils entretenaient « pour dresser la jeunesse, quellepuisse apprendre quelques sciences et vertus pour en ladvenir faire ser-vice à monseigneur et aux siens s’il plaira à Dieu . » Les bourgeois termi-naient leur supplique en ajoutant « que ce leur serait une occasion età la petite jeunesse prier Dieu pour la prospérité de S. E., de madameleur souveraine princesse et de sa noble lignée. »
En 1595, le régent avait outre son logement, un muid de froment et« ce qu’il playra à ung chascung particulier de donner de bonne grâce,sans pouvoir estre contrains » 50 livres d’argent, plus « d’un chascun en-fant du bourg qui iront à l’escbole six creutz par mois, et des estrangiersen son bon plaisir. »