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On éprouve vraiment une impression pénible envoyantles propriétaires de ce château , porter si peu d’intérêt àla conservation de ses ruines, tandis que partout ailleursen Suisse , et notamment depuis les dernières années, onrivalise à l’envi pour conserver tout ce qui porte le sceaude l’antiquité. Cette négligence surprend d’autant plusici, que pour placer ces ruines à l’abri du vandalisme , iln’y aurait pas d’autres frais à faire que ceux d’une simpleporte. Nous sommes persuadé que si Mgr de Sion ap-prenait jamais que les ruines de son château de Tourbil-lon peuvent avoir quelque intérêt pour l’antiquaire et of-frir quelque attrait au touriste, il n’hésiterait pas à lesmettre sous sa sauve-garde.
M. Matile a mis de l’importance à recueillir le portraitde St.-Guillaume, parce qu’il n’en existe aucun cheznous, et que les traits de cet homme vénérable, qui a étéle plus ancien officier de l’administration générale dupays, méritaient d’ètre conservés soigneusement. Il va sansdire que la ressemblance de cette fresque avec l’original,ne peut être garantie ; toutefois nous devons dire que lestraits des fresques que nous avons pu voir encore dans lachapelle, et qui datent de la même époque, entre autrescelles de Théodule et de Charlemagne, sont bien ceuxque l’on attribue communément à ces saints. Quant àl’ouvrage de M. Ritz, bien qu’il ait été fait en fortpeu de temps, il est parfaitement exact ( 1 ). Espéronsque quelque jour l’un de nos artistes, voulant doter notremusée de peinture de quelque toile, choisira pour sonsujet la belle figure de St.-Guillaume.