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h mètres d’épaisseur recouvrent les assises précédentes à 2ü mètresau-dessus du niveau de la rivière. Ces diverses assises constituentdans l’intérieur du pays des collines qui ont jusqu’à 65 mètresd’élévation.
Dans la partie inférieure du cours du fleuve, au-dessous d’L'st-Zylma , les rives sont basses, sablonneuses, souvent tourbeuses, etles blocs erratiques assez rares. Lorsqu’elles se relèvent, on voitaffleurer des argiles jurassiques qui constituent aussi le plateaumarécageux appelé Timans tundra, recouvert également de dépôtsmeubles. Ces derniers se prolongent jusqu’au cap Barmin, sur lesbords de la mer Glaciale, où les blocs erratiques de granité couron-nent encore des collines de sable.
M. J. Durocher, qui avait fait partie de l’expédition scientifique Caractère»
AinTi , *1» . . • ire* généraux
au pôle Nord , a présenté a 1 Academie des sciences un Mémoire sur de la formationles phénomènes diluviens dans le nord de l'Europe , et nous em- err “ l "i ueprunterons ce qui suit au rapport qui a été fait sur ce travail par Nord '
M. JÉlie de Beaumont. Ce rapport présente le résumé de l’état dela question à cette époque, et doit fixer particulièrement notre at-tention par les vues d’ensemble que le savant académicien y a in-troduites. Il en résultera, il est vrai, quelques répétitions avec ceque nous avons déjà dit; mais dans un sujet aussi compliqué etsi obscur encore, il y a moins d’inconvénient à se répéter qu’àrester incomplet.
On remarque dans ce vaste ensemble de phénomènes, dit le rap-porteur (1), plusieurs circonstances plus ou moins distinctes ; cesont l’érosion , l’usure et le polissage des roches, la production degrands déblais et leur dispersion sur une immense surface. Dans lenord de l’Europe , les sillons et les stries s’observent sur toutes lesroches qui ont été assez dures pour les recevoir et assez consistantespour les conserver ; tels sont les schistes argileux et les roches am-phiboliques des montagnes du golfe d’Alten en Laponie . Les cal-caires du même pays n’ont pas présenté de sillons. Les granités dela Finlande offrent des stries d’autant mieux conservées que la rocheétait plus dure et à grain plus fin. Les stries et les sillons sont géné-ralement parallèles, ou se croisent sous des angles très faibles, etsont tout à fait indépendants de la stratification des roches.