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passer vers l’ouesl Kosirnmn, sur le Volga (1 . M. Durocher restreintla zone un peu plus que ne l’avait fait M. de Meyendorf. En Pologne ,elle a été tracée par 51. Puscli, ainsi qu’en Silésie . La limite fran-chit la Vistule au-dessus de Varsovie , l’Oder au-dessus de Breslau ,longe ensuite la frontière qui sépare la Saxe de la Prusse, passe parLeipsick, entoure le pied des montagnes du Ilarz et atteint les côtesde la mer du Nord en traversant les Pays-Bas ; enfin elle embrasseaussi les côtes orientales de l’Angleterre. La limite des blocs erra-tiques forme ainsi presque une demi circonférence, dont Stockholm est le centre et quia pour rayon la distance de cette ville à Moscou ou environ 280 lieues.
Le nombre des blocs ne diminue point partout régulièrement, enraison de la distance du point de départ; lorsque des obstacles, telsque les montagnes du Ilarz, de la Saxe et de la Silésie , se sont op-posés à leur extension, ils se sont accumulés à leurs pieds, et laligne de limite présente alors des dentelures plus ou moins pronon-cées à l'intérieur de la courbe. La formation erratique renfermeaussi, parmi les blocs étrangers, beaucoup de matériaux arrachés aupays même dans lequel on les observe, et ces matériaux, composés deroches secondaires ou tertiaires, constituent en outre à eux seuls undépôt particulier , qui s’étend au sud de la limite des blocs venusdu nord. Cette disposition par zones concentriques, jointe à la dis-tribution, suivant une série de lignes rayonnantes et entrecroisées,de blocs partis de divers points situés au nord, et la forme sub-cir-culaire delà limite extérieure des blocs de granité nous paraissentpropres, dit M. lilie de Beaumont, à établir l’unité d’origine de cegrand dépôt erratique. Niais JI. Durocher, tout en reconnaissant laliaison de ces divers phénomènes, y distingue deux séries de faits,l’une comprenant les stries, les sillons et les césars, l’autre ledépôt qui renferme et supporte les blocs erratiques. Les premiersphénomènes paraissent être antérieurs aux seconds , parce qu’on aobservé les stries et les sillons sur des roches recouvertes par ledépôt diluvien erratique, et cela jusqu’à une assez grande profon-deur. Les sables et les graviers souvent stratifiés excluent l’idée d’untransport violent, nécessaire pour produire les stries, et la secondepériode aurait ainsi masqué en partie les effets de la première.
La stratification régulière des dépôts de la seconde période et la
(1) Le tracé de cette limite a été modifié depuis, comme on leverra plus loin.