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2 (1848) Terrain quaternaire ou diluvien et terrain tertiaire / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
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FORMATION ERRATIQUE

présence de coquilles marines bien conservées prouvent quils ont se former dans une mer peu agitée ; mais pour concilier aveccette circonstance la présence des blocs erratiques quon y trouveensevelis, lauteur a recours à lhypothèse du transport par lesglaces, hypothèse qui paraît dabord en contradiction avec une tem-pérature générale du globe plus haute quelle ne lest aujourdhui,mais qui peut cependant être admise, caries lignes isothermes, parsuite dunerépartition différente des eaux et dun relief du sol égale-ment différent, nétaient probablement pas les mêmes quactuelle-ment, et lEurope centrale a pu avoir une température plus basse,quoique la température générale du globe fût en réalité plus élevée.En effet, nous avons vu que les glaces flottantes descendaient jus-quau 40° lat. N. sur les côtes dAmérique. Cette hypothèse ren-drait compte, en outre, dune manière assez satisfaisante, des cir-constances que présente le dépôt erratique, surtout si lon admetque la Baltique a été graduellement réduite aux proportions quenous lui voyons par un soulèvement lent du continent, tel quecelui que lon observe encore dans certaines parties de la presquîleScandinave ( ante , vol. I. p. 645).

La forme des œsars, leur disposition , leur parallélisme avec lessillons et les stries dérosion conduisent naturellement à lidée duncourant qui aurait sillonné la partie méridionale de la Suède , duN.-N.-E. au S.-S.-O. M. Durocher a constaté, comme M. Sefstrœm,que les œsars étaient adossés au côté méridional des montagnes qui,dans celte direction, leur avaient fait obstacle. On a vu quen Fin­ lande , quoique le phénomène des œsars y soit moins prononcé, leurdirection était N. 25° O. à S. 25° E., direction qui, avec la précé-dente, représenterait les rayons de la demi-circonférence, dans la-quelle se trouve compris le grand dépôt erratique de lEurope cen­ trale . On avait dabord pensé que les courants venaient des plateauxles plus élevés du Nord, et Bœhtlingk avait assigné une direc-tion N.-N.-O, S.-S.-E. au courant remontant du fond du golfe deBothnie sur le plateau de la Finlande . M5I. Murchison et de Ver-neuil avaient observé des stries dans la même direction sur les bordsdu lac Onega , et de son côté Bœhtlingk admettait quen Laponie les stries avaient été tracées par une action qui sétait exercée endescendant les deux pentes opposées des parties élevées du pays. MaisM. Durocher, ayant remarqué que vers le 70 lat., au nord de laLaponie , les montagnes inclinent vers lO. et vers lE., les striesont encore la même direction générale quen Finlande , a re-