cause de leur concordance avec la généralité des faits le mieuxconstatés jusqu’à présent.
Avec ces coquilles on a rencontré des débris de Mammouth, deRhinocéros tichorhinus et d’autres mammifères éteints, dont lesossements ont été très peu roulés ou altérés, et il n’est pas rare d’ytrouver, comme à l’entrée de la vallée de Baden-Baden , la plusgrande partie des os d'un même animal réunis encore près les unsdes autres.
D’après la composition du dépôt de cailloux roulés et du lehrn dela vallée du llhin, comme d’après l’état de conservation des os etdes coquilles délicates lluviatiles et terrestres qui leur sont associées,M. Murchison conclut que , dans ce bassin comme dans celui de laVistule , en Pologne , sur d’immenses espaces à travers la Russied’Europe et sur le versant asiatique de l’Oural , les dépôts super-ficiels qui renferment ces débris ont été accumulés par des causescomparativement tranquilles , et que les grands mammifères habi-taient les pays émergés, dans le voisinage immédiat des lieux où onles trouve actuellement enfouis.
Ainsi, les caractères et la disposition générale du terrain diluviendans le bassin du Rhin semblent confirmer ce que nous avons ditplus haut, que l’alluvion ancienne, qui a succédé au dépôt de cail-loux roulés, résulte d’une dérivation à l’ouest, en Belgique et dansle nord de la France , d’une partie des eaux bourbeuses qui serendaient du sud au nord dans la mer. Sans doute le relief actueldu sol oppose quelques difficultés à cette explication, mais si desravinements ultérieurs, favorisés par l’extrême mobilité de ce dépôt,ont fait disparaître sur certains points des portions qui reliaiententre elles celles qui subsistent encore, et si, comme l’exige l’étatde choses que nous voyons, il y a eu des changements de niveauqui ont modifié la distribution des terres et des eaux depuis l’époquedu lelnn, on conçoit que cette distribution ait pu être telle quenous l’avons déduite de l’ensemble des faits observés.