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ARDENNES, LUXEMBOURG ET EIFEL.
de France . Plusieurs lambeaux de muschelkalk soatencore indiquésa l’est de Mertzig.
Les marnes irisées, qui recouvrent le groupe précédent depuis lesenvirons de Dockendorf, sont aussi divisées en deux zones pluscourtes que celles dont nous venons de parler, et séparées par le liasqui, de Luxembourg , s’avance au nord jusqu’au bord de la Sarre. Lazone sud-ouest s’arrête au bassin de l’Alzelte, et la zone orientaledescend droit au sud, comprise entre le muschelkalk et le lias desbords de la Sure jusqu’à Rotlcmack,où elle pénètre en France avecles autres groupes de la formation.
Les caractères des trois divisions du trias, dans la partie duLuxembourg qui appartient à la Belgique , ont été décrits par A. Du-mon t (1 ). Le grès bigarré y est composé de cailloux, de poudingues depsammites et de calcaires. Les fossiles y sont très rares. Ces couches,faiblement inclinées au S., sont discordantes par rapport auxschistes ardoisiers sur lesquels elles reposent. L’auteur donne unedescription locale de la vallée de l’Attert, à l’est, jusqu’à Mu ho, aunord de Cariguan, point le plus occidental où ce groupe ait étéreconnu. Le muschelkalk comprend des calcaires blancs plus oumoins magnésiens, compactes, blanc grisâtre ou jaunâtre, puis desmarnes plus ou moins calcarifères et magnésiennes diversementcolorées. Les fossiles y sont indéterminables. Ces assises puissantessont divisées en bancs ondulés, et reposent sur des marnes grisesou bigarrées avec des couches considérables de gypse gris, com-pacte, traversé de veines de gypse fibreux et de karsténite mélangéede sel marin. Au-dessus du calcaire est un nouveau dépôt de marnesbigarrées et de gypse salifère plus considérable que le précédent;c’est le groupe des marnes irisées ou du Keuper , très peu développésur le territoire belge . On y trouve des sables, des cailloux et desgrès ; dans ces derniers, des empreintes de fucoïdes ont été obser-vées. Ce n’était d’ailleurs que provisoirement que Dumont rappor-tait ces diverses couches au trias, car il présumait que plus tardelles pourraient être réunies au lias.
Nous ferons remarquer ici que ce géologue si laborieux et si sa-gace, qui attachait avec toute raison une grande valeur aux carac-tères minéralogiques et stratigraphiques ou géométriques, comme