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base à c# que l’on a écrit depuis sur ce sujet, que l’auteur a eului-même occasion de traiter à deux reprises : d’abord dans le cha-pitre V du premier volume de l 'Explication de la Carte géologiquede la France (1), ensuite dans le chapitre VIII du second volumede cet ouvrage (2). Aussi nous suffira-t-il, pour donner une idéeassez complète de cette partie importante du trias, de suivre le sa-vant auteur dans ce dernier travail où, à ses propres observations,sont réunies celles de ses devanciers, toujours citées avec la plusscrupuleuse exactitude ; mais avant d’entrer dans la description dé-taillée des groupes, nous emprunterons à ce mémoire quelquesgénéralités qui lui serviront d’introduction.
M. Élie de Beaumont étudie d’abord attentivement le grès desVosges; dont la partie inférieure arénacée, de couleur rouge, àgrain fin, plus ou moins argileuse, est comparée au grès rouge ourothe todte Liegende des géologues allemands, et dont la partie supé-rieure offre des éléments plus grossiers, et souvent est remplie decailloux de quartz plus ou moins roulés. Il signale un grand nombred’exemples de la position relative de ce système arénacé avec legrès bigarré cpii le recouvre, et il conclut principalement desformes extérieures du sol, que « le dépôt du grès bigarré n’a pas» succédé sans interruption, ou du moins sans secousse, à celui du» grès des Vosges; que ce dernier avait été disloqué et même dé-'» truit en quelques points avant que le dépôt du grès bigarré com-» mençât à s’opérer, et que la circonstance de gisement qui rend» ces deux formations distinctes se lie d’une manière intime au» relief des Vosges (3). »
Ainsi se trouva posé stratigraphiquement le premier jalon de laséparation, admise plus tard sur d’autres considérations, entre leterrain secondaire et le terrain paléozoïque ou de transition, entrela formation triasique qui commence l’un et la formation permiennequi termine l’autre.
Passant ensuite aux divers accidents que présente la compositionintérieure des Vosges , l’auteur arrive encore à la même conclusion.Ainsi il constate (p. 394) l’existence d’une faille dirigée S. 19° O.